Autrefois le réfectoire, j'imaginais une grande tablée de petites filles et leurs éclats de rire résonnant dans le jardin par la belle ouverture voûtée.

Le coin repas est toujours là ...

L'immense cheminée a accueilli un joli poêle.

Une niche singulière appelée "la coquille" (trace des pèlerins de Saint Jaques ?) a été soigneusement restaurée et attend la venue d'une pietà.

Les pierres apparentes des murs ont été poncées puis cirées une à une : elles dégagent une grande douceur au toucher et différentes nuances de couleurs révèlent les nombreuses carrières autrefois exploitées. Les parties trop abîmées ont été enduites de sable et chaux et j'ai esquissé à la truelle de douces frontières tout en rondeur entre les deux matières.

Le sol a été recréé avec les "bards" (épaisses dalles de pierre) à l'origine au premier étage, poncées et posées selon leur "bon-vouloir" puis jointées. Il faut rendre hommage à l'artisan qui a réalisé ce travail remarquable.